L’Allemagne ouvre les bras à une immigration moins qualifiée

L’Allemagne propose désormais un certain nombre de métiers moyennement qualifiés à des travailleurs hors UE et publie une liste regroupant 18 secteurs à la recherche de personnel.

L’Allemagne, avec une natalité en berne et 42% de la population âgée de plus de 50 ans, prend peu à peu conscience de l’urgence de la situation. - AFP

L’Allemagne, avec une natalité en berne et 42% de la population âgée de plus de 50 ans, prend peu à peu conscience de l’urgence de la situation. – AFP

Bien décidée à pallier à son problème démographique, l’Allemagne passe à la vitesse supérieure en matière d’immigration et propose un certain nombre de métiers moyennement qualifiés à des travailleurs hors UE. La première économie de la zone euro a en effet publié une liste regroupant 18 secteurs à la recherche de personnel qui peuvent désormais employer des immigrés non européens. Parmi les métiers de cette liste figurent les plombiers, infirmiers, conducteurs de trains, aides-soignants ou bien encore les techniciens spécialistes en mécanique.

« C’est une petite révolution car pour la première fois l’Allemagne s’ouvre réellement à du personnel moyennement qualifié », a déclaré à l’AFP Thomas Liebig, économiste de l’OCDE.

 

Selon une étude de cette organisation présentée en février dernier, « l’Allemagne était l’un des pays de l’OCDE avec le moins de barrières à l’immigration de travailleurs hautement qualifiés », mais celle de travailleurs sans diplôme universitaire était « difficile ». En particulier, relevait alors l’OCDE, l’Allemagne accueillait chaque année environ 25.000 travailleurs immigrés venus de pays hors Union européenne et hors Association européenne de libre-échange, ce qui représentait environ 0,02% de la population. Or, l’Australie, le Danemark, le Canada et le Royaume-Uni enregistraient des chiffres de cinq à dix fois plus élevés. De plus, jusqu’ici, l’Allemagne passait par des accords bilatéraux entre Agences pour l’emploi, quand elle avait besoin d’un certain type de personnel. C’était notamment le cas pour du personnel soignant en provenance des Philippines ou de Croatie.

Aujourd’hui, les étrangers intéressés devront présenter un diplôme professionnel dans les domaines listés.

Le plus vieux pays d’Europe

L’Allemagne, plus vieux pays d’Europe avec une natalité en berne et 42% de la population âgée de plus de 50 ans, prend peu à peu conscience de l’urgence de la situation.

Même si elle fait travailler les personnes âgées plus longtemps, l’Allemagne accepte désormais l’immigration comme l’une des solutions à son problème démographique. On est loin d’un fameux slogan électoral controversé d’un des caciques du parti chrétien-démocrate, Jürgen Rüttgers, qui appelait en 2000 les Allemands à faire plus d’enfants, plutôt que d’embaucher des informaticiens indiens.

L’Allemagne ouvre désormais ses bras, et pas seulement aux travailleurs des pays européens en crise ou d’Europe de l’Est. Sur un site intitulé « Make it in Germany », les ministères de l’Economie et du Travail, ainsi que l’Agence pour l’emploi, informent en anglais et en allemand des possibilités de travail, avec en photo une Africaine ou un Asiatique. « Et l’été dernier, l’Allemagne a décidé d’autoriser à rester après leur formation les jeunes non issus de l’UE venus faire un apprentissage dans le pays », relève Thomas Liebig.

Ce sont notamment les PME, épines dorsales de l’économie allemande, qui commencent à manquer de main-d’oeuvre, comme le montre la liste de métiers publiée lundi, avec par exemple un manque d’électroniciens.

Toutefois, certains pensent qu’en évoquant une pénurie de main d’œuvre, Berlin cherche en fait à exercer une pression sur les salaires. Karl Brenke, économiste de l’institut berlinois DIW, estime ainsi qu’ « il n’y a pas de pénurie de main-d’oeuvre en Allemagne ». Et de citer à l’AFP « le personnel médical allemand qui préfère exercer en Scandinavie ou en Suisse où les salaires et les conditions de travail sont meilleurs ». « Cet appel à l’immigration est une façon de rogner sur les salaires », assure-t-il.

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L’Allemagne ouvre ses frontières

L’Allemagne propose désormais un certain nombre de métiers moyennement qualifiés à des travailleurs hors UE et publie une liste regroupant 18 secteurs à la recherche de personnel.

Bien décidée à pallier son problème démographique, l’Allemagne passe à la vitesse supérieure en matière d’immigration et propose un certain nombre de métiers moyennement qualifiés à des travailleurs hors UE. La première économie de la zone euro a en effet publié une liste regroupant 18 secteurs à la recherche de personnel qui peuvent désormais employer des immigrés non européens. Parmi les métiers de cette liste figurent les plombiers, infirmiers, conducteurs de trains, aides-soignants ou bien encore les techniciens spécialistes en mécanique.
« C’est une petite révolution car pour la première fois l’Allemagne s’ouvre réellement à du personnel moyennement qualifié », a déclaré à l’AFP Thomas Liebig, économiste de l’OCDE.
Selon une étude de cette organisation présentée en février dernier, « l’Allemagne était l’un des pays de l’OCDE avec le moins de barrières à l’immigration de travailleurs hautement qualifiés », mais celle de travailleurs sans diplôme universitaire était « difficile ». En particulier, relevait alors l’OCDE, l’Allemagne accueillait chaque année environ 25.000 travailleurs immigrés venus de pays hors Union européenne et hors Association européenne de libre-échange, ce qui représentait environ 0,02% de la population. Or, l’Australie, le Danemark, le Canada et le Royaume-Uni enregistraient des chiffres de cinq à dix fois plus élevés. De plus, jusqu’ici, l’Allemagne passait par des accords bilatéraux entre Agences pour l’emploi, quand elle avait besoin d’un certain type de personnel. C’était notamment le cas pour du personnel soignant en provenance des Philippines ou de Croatie.
Aujourd’hui, les étrangers intéressés devront présenter un diplôme professionnel dans les domaines listés.
Le plus vieux pays d’Europe

L’Allemagne, plus vieux pays d’Europe avec une natalité en berne et 42% de la population âgée de plus de 50 ans, prend peu à peu conscience de l’urgence de la situation.
Même si elle fait travailler les personnes âgées plus longtemps, l’Allemagne accepte désormais l’immigration comme l’une des solutions à son problème démographique. On est loin d’un fameux slogan électoral controversé d’un des caciques du parti chrétien-démocrate, Jürgen Rüttgers, qui appelait en 2000 les Allemands à faire plus d’enfants, plutôt que d’embaucher des informaticiens indiens.
L’Allemagne ouvre désormais ses bras, et pas seulement aux travailleurs des pays européens en crise ou d’Europe de l’Est. Sur un site intitulé « Make it in Germany », les ministères de l’Economie et du Travail, ainsi que l’Agence pour l’emploi, informent en anglais et en allemand des possibilités de travail, avec en photo une Africaine ou un Asiatique. « Et l’été dernier, l’Allemagne a décidé d’autoriser à rester après leur formation les jeunes non issus de l’UE venus faire un apprentissage dans le pays», relève Thomas Liebig.
Ce sont notamment les PME, épines dorsales de l’économie allemande, qui commencent à manquer de main-d’oeuvre, comme le montre la liste de métiers publiée lundi, avec par exemple un manque d’électroniciens.
Toutefois, certains pensent qu’en évoquant une pénurie de main d’ouvre, Berlin cherche en fait à exercer une pression sur les salaires. Karl Brenke, économiste de l’institut berlinois DIW, estime ainsi qu’ « il n’y a pas de pénurie de main-d’oeuvre en Allemagne ». Et de citer à l’AFP « le personnel médical allemand préfère exercer en Scandinavie ou en Suisse où les salaires et les conditions de travail sont meilleurs ». « Cet appel à l’immigration est une façon de rogner sur les salaires », assure-t-il.
L’Allemagne a accueilli en 2012 un million d’immigrants .

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L’immigration et l’intégration en Allemagne

Allemagne

 

Les étrangers hautement qualifiés sur le plan professionnel (en particulier les chercheurs disposant d’une expertise particulière, les enseignants ou les collaborateurs scientifiques de haut niveau, les spécialistes et les cadres disposant d’une expérience professionnelle particulière) peuvent obtenir, dans des cas particuliers, directement après le visa, un permis d’établissement à durée illimitée.

Si les conditions préalables ne sont pas réunies, après l’entrée, le cas échéant, un permis de séjour à durée limitée peut être attribué d’après les dispositions relatives au permis de séjour aux fins d’exercer une activité professionnelle et, le cas échéant, aux fins d’exercer une activité indépendante. Le choix du titre de séjour peut déjà être clarifié dans la procédure de visa.

Note : L’époux (l’épouse) et les enfants mineurs bénéficient du droit au regroupement familial. Ils sont également autorisés à exercer une activité professionnelle.
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Conditions préalables

La délivrance d’un titre de séjour suppose, en règle générale, les conditions suivantes :

que vous remplissiez les conditions relatives à l’obligation de passeport et de visa (pour satisfaire à l’obligation de passeport, il est suffisant de détenir un substitutif de carte d’identité (Ausweisersatz)),
que votre subsistance soit garantie sans recours à des aides publiques,
qu’il n’y ait aucun motif d’expulsion et
que votre séjour ne porte pas atteinte ni ne mette en aucun cas en danger les intérêts de la République fédérale d’Allemagne.

En outre, vous devez remplir les exigences personnelles applicables aux personnes hautement qualifiées. Les personnes hautements qualifiées sont

les scientifiques possédant des compétences spécialisées particulières,
les enseignants à un haut poste ou les collaborateurs scientifiques à un haut poste,
les spécialistes et les cadres disposant d’une expérience professionnelle particulière s’ils perçoivent un salaire à hauteur d’au moins actuellement 35000 euros par an.

Enfin l’intégration dans les conditions de vie de la République fédérale d’Allemagne doit être également garantie.

Note : Les personnes hautement qualifiées ne disposent pas d’un droit de participation au cours d’intégration.
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Procédure

La demande de permis d’établissement doit être déposée, par écrit avant l’expiration du visa auprès du Service des étrangers.
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Documents nécessaires

Les documents attestant les conditions susmentionnées notamment les conditions personnelles en tant que personne hautement qualifiées (par ex. attestation de la qualification professionnelle et/ou scientifique). lire le reste de l’article

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